Cartons des Alizés
















Les matières se déplacent, d'un pan du ciel abandonnique à l'autre
Leur nécessité, leur valeur sont à soupeser d'un seul geste
Vite

De fond en comble, la vêture vole et les pages des livres qui me lieront
L'enveloppe qui me précédera sur la route des cannes à sucre et des bananes vertes
Les couleurs en sont chaudes, les anticiper et les plier dans des boîtes

C'est un dépeçage sans vigueur, une mathématique versatilité
Les yeux encore fermés, la quotidienne eutrophisation de l'inconnu et le fil du vertige
Le poids des rêves parfaitement gratuits est toujours plus lourd que l'air que l'on se donne.


La Martinique, moins  quatre-vingt-neuf jours

Avril 2012

  Fin de la Première Saison



L'Abbaye aux Dames





 










Un devoir : apprendre tout ce qui va rester
Le sifflement des nids, la laque pastel d'Avril, l'air mouvant mais assez sage
Dans les lignes si précises de la vision le bercement de la mémoire
Les clochers, les clochers
Une dizaine de siècles à repousser de soi
C'est une tâche inconnue, anticiper l'oubli
Ou la nostalgie ou l'indifférence
Le poids dans mes gènes curieux de ce temps magistral
Ce temps maternant des pierres qui enveloppa chacune des ruptures
L'architecture seule, notre immortalité bienveillante
Les yeux vont plus loin il semble
Afin d'enrouler les contours de l'immobile qui dure et siège haut
Embarquer, avec le torse des abbayes ouvert aux nomadismes
Point d'ancrage imposant de la nécessité, borne amarrant les défilés de l'éphémère
Garder donc, pour le maintien d'une hydratation convenable
Embrumé mais silencieusement disponible
Le tempo hiératique des arcs-boutants








Avril, le premier, 2012





Ne plus revoir ma Normandie















Par couches ténues, successives
Du bout des ongles, l'écaillage des lieux
Quitter avec souplesse et radicalement le temps forclos et ses écumes
Les regards connus jusque dans l'effacement
Qui tapissent la mémoire des feuilles couvertes toutes de codes incertains mais fondateurs

Adieu ici et là
Tenter de ne rien omettre de ce qui s'abandonnerait de moi
Entre les mains de ceux qui m'ont croisée quand je me posais entre leurs nœuds
Sans bruit, sans bruit
J’emmènerai à mes côtés sous les chaleurs le gris trompeur des sédiments épars mais sûrs

Ces indivis de l'arborescence normande à qui,
Toutes ces années j'ai dit, à chacun de mes jours," Bonjour"
Un à un, un à un je leur offrirai
Le long de ces mois tendus sous l'imparfait
Toutes ces années, à ceux qui ont bordé ma vie tant d'années
La gratitude.




 



Mars 2012










La ville affreuse




 










Il s'agira
De traverser encore et de part en part
Un lieu où je ne serai déjà plus
Il s'agira
D'aller encore, le regard liquide
Mais se heurtant quand même aux limites et à leur prédictibilité
Il s'agira
D'en finir
Même dans le départ encore qu'allongés sur le dos, murs et cieux

La glaciale indifférence et la déchirure des appuis
C'est fait et immobile, le départ
La ville affreuse est en instance
L'attente et la conviction débordante de la nécessité
Le départ
Jusqu'à ne plus pouvoir sentir
Aucune de nos anciennes rumeurs communes
Absente, absente
Astreinte aux dépassements, murs et rues 
Connus jusqu'à la sève
Je retire ce que j'ai dit
Le lien s'est tu aux angles des passages
Je conduis yeux fermés sur le temps qui reste, murs et passants
Passant à autre chose
Qui n'est pas là encore mais occupe tout le sol de mes songes

Il s'agira
De partir enfin
De partir enfin
De partir enfin
De tracer sur cette transhumance qui n'en finirait plus
Une ligne bien claire
La nécessité des déchirures
La nécessité des exils
Trompeurs ou pas
L'hydratation des muqueuses sacrées
Les pulsations des rencontres visibles
L'étranger bienfaisant
L'impeccable de partir
Enfin




Caen, Février 2012








Rue Bleue















Ce matin est sans tenue
Défilé étroit des images biaisées par les ans
Un jour, toujours comme un autre
Comment s'appuyer contre les marches du temps ?
Travail, patrie, rudesse des parcours connus comme les doigts
Le rythme est absent de la surface
Les heures passablement désenchantées
Est-on donc toujours en Novembre ?
Les lointaines envergures sont suspendues dans l'invisible
Travail, chemin inamovible du trajet
A noyer tous les agendas du monde dans un verre d'eau
L'allure est molle, le pas sournois
Est-on encore demain ?
La plaine grasse s'étend sans lien, on s'endort les paumes ouvertes
A croire que le temps est accolé au trajet qui recule
Faute de mener quelque part
Là–bas vers certains des penchants
Qu'on inscrirait volontiers les yeux fermés
Au programme implacable des exaltations.






Un jour de Janvier 






Lugdunum




 










Il en sera ainsi
Courbe oubliée, mauvais pli
Une statue qui baillait
Et puis c'est tout
La limite est inscrite à blanc sur chacun des bancs de pierre
Mais elle se tait

Les jeux montaient avec l'envie vers les mêmes cieux épanouis mais assez sourds
Les mêmes cris, les mêmes cris, des siècles de cris
L'homme du présent fouille et s'exclame
Puis doucement il meurt

Il disparaîtra
Dans la brume percée par le funiculaire
Il cessera tout à coup de devoir penser qu'il sait
Les jours de gloire sont tous dispersés
Battant la chamade et l'ignare fer rougi

Lyon respire
Ni mieux, ni plus loin
L'homme du présent la voulait immortelle
Elle l'est




Décembre 2011



Sculpter le temps















Hommage à Etienne- Martin


Place aux élancements !
D'un étonnement le poids et sa lumière s'extirpent et l’œuvre massive de l'enfantement
Caché sous ses yeux qui palpent la véhémence de la matière
Il laisse passer le Rhône, accoutumé comme lui aux lois démesurées du hasard
Sous les mandibules de ses rejetons, la terre est à gauche
Le plâtre à peine
Et les couleurs
On s'incline
Saturés et lourds de cette nécessité de voir. 




Décembre 2011
Rétrospective Musée des beaux-arts de Lyon

L'Hiver et Nice















Nice s'est ouverte
La tenace longévité des conifères a basculé sans scandale aucun dans la pénombre cliquetante
Lumière affolante pour l'homme venu du froid

L'évidence du luxe scelle sur toutes les façades sa virginité atemporelle
Bravoure de l'instinct de survie galopante
La stabilité du luxe sert de monture

L'allégresse du luxe, les japonaises effarouchées la longent
Boulevard Victor Hugo, elles pourraient tout abandonner
L'avènement du luxe, l'euphorie raisonnée
Voilà ce qui les sauve

Dans la confusion des pas de danse et les ondes alpha de la nécessité
L'Italien se répand dans le ressac
D'ailleurs, qui pourrait refuser à la Méditerranée son sacre intarissable ?





Janvier 2011






Newark est aussi un aéroport





 







Fera-t-il froid ?
Fera-t-il froid ?
Le froid, vraiment froid
J'arrive pieds nus
Nuit et jour
Le nez humide
Je ne parle plus que la langue de mes anciens démons
Je m'acharne au gré des écharpes que je noue deux fois autour de la tension
La valise, saturée de neige
La date s'accroche à chaque mouvement, je me condense

Je prépare un sourire assez chaleureux
Mais après le vote de leur loi
Quatre-vingt treize sénateurs et leurs provisions, c'est beaucoup
Sur les lèvres folded into the 2012 Defense Appropriations, tous
Je ne saurai jamais comment les embrasser sans me brûler
Dans la machine à broyer
Je ne mettrai que mon indifférence feinte
Gardant pour tout le reste une pénétrante ludicité
Je ne vais pas oser les regarder dans les yeux
Sauf un

La chambre et le bruit de la mémoire
L'embarcadère pour des visions dévastatrices
Douces comme le ronronnement des ferries
Frémissante, de la tête aux pieds, frémissante
Prête au pire quand il est grand
Prête à la mesure des décalages
Secouée à l'avance
Droite comme le I de Ici.




Décembre, c'est quelques jours avant Janvier






Staten Island et autres brumes















Lune rousse et plate au creux des reins
Les muscles dorment autour de leurs poings dans les valises
Tout pourrait sembler sans but autre que le désordre
L'équipement s'implante et les heures sans mesure plient
Sous les nuances de leurs écharpes


J'attends, encore j'attends
Je mesurerai chaque pas dans le cercle de métal des chronomètres
Et me battrai contre les tasses en carton et le froid lumineux
J'aborde la dernière ligne des piétinements avant la douane


Chaque lieu effleure à mon corps défendant
La mémoire de ses appels à l'embarquement
Qui bouleversaient l'ordre de mes flux sanguins et brûlaient tout sur leur passage
Cette ville après tout est aussi celle des vagabonds patients


Certaines intimités tragiques se créent sans heurt
Je m'incline et sens dans le fond de la bouche
Tous les éclats des surprises inaudibles
Les hauts-lieux de la fournaise dorment aussi parfois
Peur ne doit,
Tout vient.




Décembre 2011






Séparer















Ouvre
Fends
Lâche
Reprends le fil des arrangements, ronge les bords de route
Marche à plein temps à côté de l'écart
Mais il est de toute beauté cet impossible où s'enrouler
Pense peu
Il y a de toi resté quelque part
L’heure semble avoir sonné plusieurs fois
Sans que tu saches
De toute beauté cet impossible qui va balbutier

Le peu de galvanisation dont tu t’équipes
A la hauteur de ta taille passée
Mais c’est ici que tu dois l’apprendre
La difficile escalade des chocs et l’estompage à l'insomnie de leur secousse
Pense peu
Loin aussi si ta nuque le permet
De toute beauté cet impossible qui te ramène à sa valeur d’origine
Tu sais où prendre la source à l’envers
Là, elle ne t’écoule pas
Retire
Reprends
Abandonne
Entends se réduire les déchirures sous le frôlement de l’opaque qui te protège.


Mai 2010


Alea Domus





 










Pas de maison
 Pas de bords
L'apnée bloque l'air d'ici
Les objets dormiront sous la légende de la mémoire à inventer sans cesse
Les barres auront été hautes, les coupes pleines
Il aura fallu vouloir
Après s'est esquissé un avenir studieux dans les confins, les  vacuités salines
Apesanteur des débris d'autres places
Le poids de ce qui masse a changé d'épaule et l'ouverture du désordre est loi
Sans merci pour les peurs ataviques et les larmes chaudes
Fourbir les armes, ignorer les ruisseaux asséchés par trop de passage
Les marches vers plus tard se comptent avec les doigts
Dans le déplacement, on peut s'y glisser
 Au risque d'y perdre l'idée que quelque chose, un jour, a importé vraiment









Novembre 2011


 

Tenir à l'heure






 










La plaine est lisse
Les ailes des avions se reposent, leurs chocs au sol ne blasphèment plus
Qui mieux que le grand large pourra l'être ?
Il en va des racines comme des chants d'oiseau, leur territoire est clos
Nulle part, est-ce possible ?
Longtemps d'ici pour n'y voir que du feu
Allons aux frôlements des troubles, des pertes
L'air à changer et la chemise du temps
J'y avoue ma crainte et mon petit volume
L'heure a sonné des départs incestueux
Le carillon des dunes sera muet
On partira quand l'oubli nous devancera
C'est avant qu'il est trop tard.




Novembre 2011 




Olfaction
















Surgit soudain une odeur
Qui me rejette là-bas, m'aplatit au sol
Réduisant brutalement les grands espaces de la surface
Heurtant les signes cachés, partout, cachés
L'odeur des Amériques s'engouffre où la bienveillance des sinus vacille
Rappel
Une précision obsessionnelle ravive l'envie
La mémoire louvoyante s'y abandonne
Et m'ignore
Elle trame sur les airs et leurs replis un filet doux, sinus de chienne
Je m'y enveloppe quand
Vient s'imposer d'où ?
Un reflux évanescent, la cannelle
Odeurs
Mémoire tant obscure
Mémoire sans merci
Odeurs partout
Le flair de mes amnésies est à vif



Octobre 2011


The Great White Fleet






 










Les doigts tendus je percerai le brouillard des deltas
Accouplée aux embarcadères et silencieuse
Le passage de la nuit au jour sera le jeu d'enfant
Espérés, le désaccord et la masse des penchants, derrière

Les flots seront roux, les livres ouverts parfumés de songeries
Les iguanes affolés et les pluies muettes
J'y déposerai les nacelles et les routes submergées
Les cordages, tous les nœuds, les déracinements

Pas à pas, les ouvrages de l'abandon se lèveront en l'air
Les cous tendus vers leur usage seront de peu de secours
Entière je me confondrai, dévouée à entendre plus loin
Les villes laissées sur place perdent tout de leur résine

Hautaine pour embarquer enfin
J'arborerai sans frémir les pavillons de complaisance
La saveur des idées démentes et mal nées
Le précis de l’œil qui adhère et succombe 
Pour aller, l'horizon est suffisant.




Août 2011 




Le Vexin for ever




 










Le bruit des routes de marbre
Gentil réveil dès les aurores, portail des avenirs grands ouverts
Le vice colle à la peau des oranges et l'heure passe
Je confie mes battements les plus secrets aux bons soins des entreprises qui me transportent

Mantes a toujours prétendu qu'elle était jolie
J'ai toujours pensé qu'elle mentait, j'avais tort
Le voile s'est levé sur une richesse improbable
Une jubilation nue sur une lumière improbable

Oh, beau !
La route encore, menant aux fonds de patelins à dévorer sur place
Si beau, si  beau ! 
Tous ces murs et ces toits
Et cette présence confuse de la capitale à un doigt

Un délice, un pays calme et droit
Le temps qui a martelé les sentiers où se perdre
À quelques mètres, les yeux bleus d'un gendarme géant
Et moi qui encore roule vers mes fugues et leur probité





Juillet 2011 : Magny en Vexin








Réunir














Elle vient à moi comme une cérémonie
La songerie de cette partance enfin et de ses suites bruyantes
Je m'endors dans les bras des suspensions 
Et la nuit vient en éclairer les plages
Vent, sol sableux des Îles, je vais chercher
Ce qui m'abstient et me plaque au sol
Partir se lira sur les paupières closes
J'en rêve et rêve encore avec obstination
Il en va il semble d'un besoin plus ancien et plus sage
Venant à bruisser entre les couvertures où je m'immobilise
Se martèle la fuite en avant comme un hymne à l'exil
Une chanson entonnée par surprise avec la foi des vaincus
Là seul, là seul, poser le dos coulé dans les artères du temps
Le pas lent et la course, tout pareil
Une offre à la virginité des sites et de la peau autour
C'est ailleurs pour ce que j'y perds aussi
Si j'hésitais ou oubliais 
L'impact à venir de ce choix sobre et définitif
Au point du départ tant voulu me ramèneraient à l'endroit les voyages nocturnes
Et leur message là-bas se tape contre les parois de mon silence indifférent.







Août 2011 






Sa connaissance de ma douleur




















À Carlo Emilio Gadda




Courbée l'échine et le moral vicié, dodo dodo
Les fruits de la passion sont amers aux gorges profondes
Le jour fend à coup de coude sa marche vers la fin, il en bave
C'est bien ainsi que vont mes choses
Tout en remuant en tous sens dans leur cilice
J'avoue que j'abandonne, dodo dodo
 Là manquent l'ivresse et le goût sans borne pour l’inopportun
Manquent les feulements et l'odeur des fauves
La vie étalée toute pareille à plat sous ma lanterne
Aucun danger de chute
J'attends le précipice et m'assieds, dodo dodo
Le rythme est stable, so is the pasteurization
Je prends soin d'un corps morne
Avec l'expertise d'une nourrice aphone
Appliquée aux détails, les seuls qui survécurent
Les hygiènes élémentaires bloquent derrière leurs barbacanes
Toute danse vaudou à moitié mutuelle
Deux, c'était déjà un nombre
L'heure des braves sonne douze fois par jour
Allongée enfin, les bilans atrabilaires abondent

Je l'ouvre
Pourtant je l'ouvre
Au prix d'une extraction de principe
Hissant à bout de bras le souvenir ému des jeux d’antan
Je l'ouvre pourtant et par rebonds le suis, mal à l'assidu
Rester concentrée me fond dans la bouche,  j'échappe à la liaison
Je glisse en avant, m'immobilise, divague en veux-tu
Rejoins seule la procession, il est tard à Milan
  Soudainement il m'assomme d'un baiser sur l’hypophyse
Carlo, doux ami de mes déviances suspectes
M'assimile et arrache un éclat de rire à la sorgue
Un radeau
Tout fébrile sous les voûtes me traînant sur le sable
Échoué là au centre de sa prose moult iodée
Je trébuche
Il enlace sans prémisse la nuque affaissée
Des épreuves à développement durable

De la Joie
Ingénieur des Électroniques Abrutissantes
Les effets de son Style m'accouplent aux draps
Beaux, beaux, dans lesquels il me met
Patient avec la vertu des grandes dépressions
En connaisseur, choyant l'ulcère
Rasant les vagues à l'âme de très prêt
Carlo, doux frère de lait
Rutilante à mon ouïe,
L'hilarité secoue les poussières
Gadda dodo dodo



Juillet 2011




Chronique Accablement




 











Par monts, par vaux, toujours mouvante
Ceinturée par mon sourire orthopédique
Rimant en haut, arrimée en bas
Le souffle court de ma survie pousse les unes après les autres 
Les formules de politesse
Tout passe à travers les lèvres gercées de ma vitalité grimaçante
Mais il y a des jours, il y a des jours tous les jours
Qui délimitent l'espace de ma disparition
Garantissent la pérennité de mes effondrements
C'est leur job
L'instant de l'insouciance, ils l'archivent
Les hochements de tête, ils les condamnent à la minerve
Sanglent dans mon dos mes poignets bien avant que les paumes applaudissent
Pendue au temps, je le suis mais les pieds ne balancent pas dans le vide
  Ni ma langue, ni rien puisque je me surveille
Je m'impatiente un peu
Je n'y crois pas, ce temps !
Brisée obscure, incognito
Incapable d'encore prendre ma vessie pour sa lanterne
Je m'imite au mieux et l'urètre se referme, plus un mot de neuf à faire couler
Il a tellement pissé mon génie !
M'enfermer dans la mutité radoteuse des solitudes ?
Épuisée par les exigences hystériques de l'ego
Condescendante à ma personne avec acharnement
Je me retrouve, dérapant sur le baume au cœur
M'attendant, tout en patience et ressentiment
À tout, je n'y crois que très peu
Aux raisons que j'imaginais, moins encore
  Puisque rien de ce qui pourrait me faire enfin avancer sur le léger
Ne résiste jamais
Au étendues glissantes de mon sol argileux.







Juin 2011