Port Saint Lucie, Florida


   













ADN des alligators patients
La nuque lasse
L’eau désœuvrée, eux délavés dedans
Midi, l’ombre s’abstient
Je dors debout
La chaleur s’arrondit
Tout roule sous des poids incroyables
Au moins en rêve
Assis contre des troncs, nous le restons tous
Le gazole doit couler encore pour nourrir notre fiel
Tropiques suburbaines
Amies de toujours trahies à chaque orage
Les routes mènent toutes au parc
Et les pneus fument
Même si la musique nous aide
À pousser au loin nos caddies
Pour manger, manger, se mouvoir
Une seule vie suffit, pourquoi la vouloir éternelle ?
Les routes mènent toutes aux églises
Où les psaumes bégayent
Fleurs séchées
Rides sous la Mangrove
Le pétrole inconnu se répand pour nos yeux
Ses effets se répartissent le long des artères
Toutes principales
But unique
Vendre acheter se valent là où la lune en entier s’acquiert
Un monde plat plus plat encore sous son écrasante nécessité
Tenu à rien qu’à l’Océan qui, par principe, oublie
L’air est penché, les coupes pleines
On peine à le croire tant la constance de ce feu reste effarante
Pourtant même la combustion de nos peaux
Nous ramène là où se font les affaires






Juillet 2008