Cartons des Alizés
















Les matières se déplacent, d'un pan du ciel abandonnique à l'autre
Leur nécessité, leur valeur sont à soupeser d'un seul geste
Vite
De fond en comble, la vêture vole et les pages des livres qui me lieront
L'enveloppe qui me précédera sur la route des cannes à sucre et des bananes vertes
Les couleurs en sont chaudes, les anticiper et les plier dans des boîtes
C'est un dépeçage sans vigueur, une mathématique versatilité
Les yeux encore fermés, la quotidienne eutrophisation de l'inconnu et le fil du vertige
Le poids des rêves parfaitement gratuits est toujours plus lourd que l'air que l'on se donne.


La Martinique, moins  quatre-vingt-neuf jours

Avril 2012

  Fin de la Première Saison