Aspire !















Écoute !
C'est ici qu'il le faut
Lorsque plus la force de n'être
Debout, écoute !
Le son criblé d'azur des satellites ne me dérange plus
Je sais que de la fin on n'a pas encore la souplesse

J'aspire
Écoute et lasse-moi de ta patience
Allonge-moi dans tes prés et prends-moi !
Le bât, celui qui blesse me trace des rayons bleus et j'aspire
Mais c'est un peu trop tard pour croire
J'aspire à parvenir

J'échoue sur tout et pourtant peine
Je crois en la muselière des reines
En l'oreille unie des vrais purs
Laisse-toi là et pars !
Tu retrouveras plus tard ta forme ancienne
Celle où tu brassais et long et large
Là maintenant écoute !
Tais en toi le ventre ouvert
Garde à moi un peu l'adultère 
Des flegmatiques marches sur l'eau
Approuve-moi de ton silence
Écoute enfin pour les temps frais !

Laisse-moi penser un peu au rien qui te surmène
Et je te donnerai le mien
Intact et assez beau.


Février 2011