Exil

















La marche est haute
Soufflent de côté les insoupçonnés
A plat sur les mondes et les palabres
Mais dehors
Le bord
Le bord
Frôler les appuis, ne jamais s'en servir
Langue enroulée autour des espaces vides
Entre
Nous
  J'occupe la rupture
C'est là que je veux m'installer
Aux passages
Hall d'une gare de triage ouverte sur les rebonds
Debout juste aux interstices
Une place au-dessus des possibles accrocs
Loisir ample d'observer
Moins la nécessité d'y reconnaître les siens
 Là pour personne
L'étranger parle ma langue
Celle d'une naissance sans issue
Exil comme une masse sourde
Mais le doigt tendu
La secousse
Je sais que c'est arrivé
Exil,
Enfin !
Bienfaisant décalage
 Après viendra la rêvasserie
Et la rêvasserie
Vraiment










NY Février 2011