Un devoir : apprendre tout ce qui va rester
Le sifflement des nids, la laque pastel d'Avril, l'air mouvant mais assez sage
Dans les lignes si précises de la vision
Dans les lignes si précises de la vision
Le bercement de la mémoire
Les clochers, les clochers
Une dizaine de siècles à repousser de soi
C'est une tâche inconnue, anticiper l'oubli
C'est une tâche inconnue, anticiper l'oubli
Ou la nostalgie ou l'indifférence
Le poids dans mes gènes
Curieux de ce temps magistral
Ce temps maternant des pierres
Qui enveloppa chacune des ruptures
L'architecture seule,
Notre immortalité bienveillante
Les yeux vont plus loin il semble
Les yeux vont plus loin il semble
Afin d'enrouler les contours de l'immobile
Qui dure et siège haut
Embarquer, avec le torse des abbayes
Ouvert aux nomadismes
Point d'ancrage imposant de la nécessité,
Borne amarrant les défilés de l'éphémère
Garder donc,
Pour le maintien d'une hydratation convenable,
Embrumé mais silencieusement disponible
Le tempo hiératique des arcs-boutants
Embrumé mais silencieusement disponible
Le tempo hiératique des arcs-boutants
Avril, le premier, 2012