Séparer















Ouvre
Fends
Lâche
Reprends le fil des arrangements, ronge les bords de route
Marche à plein temps à côté de l'écart
Mais il est de toute beauté cet impossible où s'enrouler
Pense peu
Il y a de toi resté quelque part
L’heure semble avoir sonné plusieurs fois
Sans que tu saches
De toute beauté cet impossible qui va balbutier

Le peu de galvanisation dont tu t’équipes
A la hauteur de ta taille passée
Mais c’est ici que tu dois l’apprendre
La difficile escalade des chocs et l’estompage à l'insomnie de leur secousse
Pense peu
Loin aussi si ta nuque le permet
De toute beauté cet impossible qui te ramène à sa valeur d’origine
Tu sais où prendre la source à l’envers
Là, elle ne t’écoule pas
Retire
Reprends
Abandonne
Entends se réduire les déchirures sous le frôlement de l’opaque qui te protège.


Mai 2010