Réunir














Elle vient à moi comme une cérémonie
La songerie de cette partance enfin et de ses suites bruyantes
Je m'endors dans les bras des suspensions 
Et la nuit vient en éclairer les plages
Vent, sol sableux des Îles, je vais chercher
Ce qui m'abstient et me plaque au sol
Partir se lira sur les paupières closes
J'en rêve et rêve encore avec obstination
Il en va il semble d'un besoin plus ancien et plus sage
Venant à bruisser entre les couvertures où je m'immobilise
Se martèle la fuite en avant comme un hymne à l'exil
Une chanson entonnée par surprise avec la foi des vaincus
Là seul, là seul, poser le dos coulé dans les artères du temps
Le pas lent et la course, tout pareil
Une offre à la virginité des sites et de la peau autour
C'est ailleurs pour ce que j'y perds aussi
Si j'hésitais ou oubliais 
L'impact à venir de ce choix sobre et définitif
Au point du départ tant voulu me ramèneraient à l'endroit les voyages nocturnes
Et leur message là-bas se tape contre les parois de mon silence indifférent.







Août 2011