L'Heureux Tour















Mes pieds ont glissé sur l'embrayage
Il pleut
Revenir c'est mourir un peu
La place est vide
Le soleil se couche tôt sous ces latitudes
Il faut savoir se borner aux épaules
Le sac au dos des espoirs dévots
La longue marche des patiences
Attendre fait l'affaire
La messe a été dite dix mille fois
Et les aiguilles de ma montre le savent
Les routes m'ont enveloppé le cou de leurs écharpes
Il se peut que je ne le regrette pas et songe
Portée à peu près par un saut dans l'entier
Que je rassemble autour du prochain exode
Le temps se plombe comme il faut
Je connais tout de ses réserves
Je mentirais si j'allais y rester
Donc, à part demain où j'attendrai
J'attends





Premier Mai 2011. Retour d'Italie